Quatre questions à Philippe Vidal

Philippe Vidal

Maire de Cazouls-les-Béziers.

Vice-président de la communauté de communes La Domitienne.

Vice-président du conseil départemental de l’Hérault.

En quoi consiste votre mandat de vice-président du conseil départemental ?

Je suis en charge de la politique d’aménagement du territoire. Cela veut dire que j’ai en responsabilité aussi bien le développement des infrastructures routières que leur entretien. Mais, s’ajoute à cela tout ce qui concerne la mobilité. On peut dire que je traite et du fond et de la forme. Pour donner des exemples, outre les routes départementales, rentrent dans le cadre de mon mandat, les voies vertes, les pistes cyclables, l’aménagement d’espaces de covoiturage, etc.

Cela représente un budget d’investissement annuel d’environ 100 millions d’€. En termes d’investissement toujours, c’est le premier budget du département de l’Hérault.

Quelles sont les réalisations dans votre domaine de compétence sur Béziers et le Biterrois ?

Je peux citer entre autres, sur ce secteur géographique du département, les giratoires Edgar Faure (dit aussi BBB), Vincent Badie, avant l’entrée sur l’A 9, le doublement de la rocade de Béziers. Cela représente un investissement de 65 millions d’€, que le département a dû effectuer par tranches. Nous nous donnons une visibilité à 4 ou 5 ans entre le moment où les décisions sont votées par le conseil départemental et leur achèvement.

Je m’occupe aussi des traversées de villages et de leur contournement (Puisserguier et Montagnac, 15 millions pour chaque commune), sans oublier Cazouls, et de la mise en œuvre de nombreux équipements.

Crédit photo : Midi Libre.

Philippe Vidal a contribué à la construction des giratoires Edgar Faure, Vincent Badie, avant l’entrée sur l’A 9 et le doublement de la rocade de Béziers.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans ces mises en œuvre ?

Le département ne peut pas faire face à toutes les demandes. Certaines petites communes qui pourraient et devraient bénéficier d’aménagements et de restructurations de voiries départementales se trouvent confrontées à des choix budgétaires difficiles. Si la voie départementale qui les traverse est du ressort du département, les trottoirs et l’éclairage public incombent aux communes. Elles n’ont pas toujours les moyens d’investir dans ces infrastructures. Nous pouvons alors les subventionner. Mais nous sommes contraints à des arbitrages.

On parle beaucoup depuis la catastrophe de Gênes de l’état des ouvrages d’art en France (ponts, viaducs, tunnels…). Que pouvez-vous dire en ce qui concerne l’Hérault ?

Les citoyens ignorent une chose technique, mais pourtant intéressante et indispensable à leur information. Les ouvrages d’art font l’objet d’une visite annuelle, et tous les trois ans ils sont auscultés totalement avec des technologies de pointe qui demandent l’assistance d’entreprises spécialisées. Chaque pont, chaque tunnel, chaque viaduc dans le secteur de compétence du département (ce qui exclut ce qui est de la responsabilité propre de l’Etat) est noté.

Nous nous fondons sur la moyenne des notes départementales pour vérifier l’état de ces ouvrages. Si la moyenne augmente (par exemple de 8 à 9 sur 20), cela veut dire que ces ouvrages se dégradent. Nous n’hésitons pas alors à intervenir. Chaque année sont dépensés six millions d’€ pour l’entretien courant. Mais nous engageons sans hésiter les fonds nécessaires dès que nous décelons une urgence ou un danger possible. Dans le Biterrois, et pour le domaine de compétence dont j’ai la charge au département, il n’y a pas pour le moment de souci mais nous restons très vigilants.

Chaque année sont dépensés six millions d’€ pour l’entretien courant.